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La Bible dans l’histoire

A l’origine, la Bible fut écrite en hébreu, en Araméen et en Grec pour les gens qui parlaient une de ces langues. Dès son début, l’église avait l’Ancien Testament et l’enseignement oral des apôtres pour la guider, mais très vite leur message fut écrit pour le préserver. Les livres du Nouveau Testament furent achevés avant la fin du premier siècle chrétien.

Alors que le deuxième siècle sortait du conflit avec Marcion et les gnostiques, Justin Martyr révèle que dans son culte personnel, il lisait les «mémoires des apôtres» avec les écrits des prophètes qui étaient regardés comme ayant la même autorité. Trois siècles avant Jésus-Christ, des savants Juifs d’Alexandrie commencèrent à traduire l’Ancien Testament en grec, traduction connue comme celle des Septantes.

La Bible Grecque était la Bible de l’église primitive. La Bible entière fut traduite en latin par Jérôme à Bethléem, elle était connue sous le nom de Vulgate. Cette version fut achevée environ 400 ans après Jésus-Christ. Pendant mille ans, ce fut la Bible standard de l’Église catholique.

Pendant les Années Noires, de très petites traductions de la Bible furent entreprises. La Parole de Dieu était enfermée dans le latin qui était inconnu des gens du peuple. C’est vers 1380 que le premier Nouveau Testament anglais fut traduit par John Wycliff. Ses associés achevèrent la traduction de l’Ancien Testament après sa mort en 1384.

William Tyndale fut le traducteur anglais suivant. Il acheva son Nouveau Testament en 1525. L’Église d’Angleterre assimila les écrits de Tyndale avec le Luthéranisme et s’opposa vigoureusement à la circulation de ses traductions.

En 1535, la première Bible anglaise fut publiée par Miles Covendale. Cette Bible fut mise en circulation sans difficulté mais ne fut jamais officiellement «autorisée». En 1537 fut publiée la seconde Bible anglaise, la «Bible de Matthieu». La Bible de Matthieu était l’œuvre de John Rogers qui compila de nombreux ouvrages inédits de Tyndale sur l’Ancien Testament, et pour le Nouveau Testament il utilisa la révision de Tyndale de 1535.

Un groupe d’exilés anglais à Genève préparèrent une nouvelle traduction en 1560. La Bible de Genève fut accompagnée de nombreuses notes qui étaient de nature anti-catholique et pro-calviniste. La Bible de Genève devint la Bible favorite des Puritains et connut une popularité remarquable avec 180 éditions.

Les responsables de l’église demandèrent une nouvelle traduction à cause de leur embarras concernant les notes de la Bible de Genève. En 1568, la Bible de l’Évêque fut présentée à la Reine Elizabeth. La Bible de l’Évêque fut commandée pour être placée dans chaque cathédrale. Il devint donc coutumier que la Bible de Genève soit utilisée dans les foyers et la Bible de l’Évêque dans les églises.

En 1604, le Roi James fut persuadé par John Reynolds de commencer une nouvelle traduction. Les traducteurs de la Version du Roi James pensèrent que leurs efforts seraient critiqués, et ils eurent raison. Les problèmes avec la King James Version (KJV – 1611) furent qu’elle n’avait pas de notes dans ses margesau contraire de la Bible de Genève, dont la lecture gênait les catholiques.

Une partie du succès de la KJV résidait en ce que sur la page de garde on lisait : «Désignée pour être lue dans les Églises.» Donc la Version du Roi James prit la place de la Bible de l’Évêque. De plus, les autorités de l’église montrèrent une hostilité ouverte à la Bible de Genève et ne permirent pas qu’elle soit imprimée en Angleterre après 1618. Avec le temps, les attaques contre la KJV diminuèrent et elle fut assez largement aimée et lue.

De nombreuses personnes pensèrent qu’il serait possible d’avoir une version plus lisible que celle du Roi James. En 1885 parut la Version Révisée et elle fut suivie aux États- Unis par la Version Standard Américaine. Les traductions plus récentes incluent la Nouvelle Bible Anglaise (NEB), la Nouvelle Bible Standard Américaine, la Bible de Jérusalem (JB), la Version Standard Révisée (RSV), la Nouvelle Bible Américaine (NAB), la Nouvelle Version Internationale (NIV) et la Nouvelle Version du Roi James (NKJV) qui fut achevée en 1982.

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Aloys Evina, pasteur de l'Eglise de Dieu en France

Formé à Lee University, le pasteur Aloys Evina exerce son ministère au sein de l'Eglise de Dieu en France, paroisse de la Rochelle. Il a créé le site Eglisededieu.org pour présenter le mouvement "Eglise de Dieu" à la communauté chrétienne francophone.

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